27 décembre 2025 · 1 min de lecture
Le retour du hardcore et de la gabber
Pourquoi la culture rave underground remonte le volume.
Pendant des années, le hardcore et la gabber ont été poussés vers les marges. Trop rapides, trop bruts, trop peu vendables. Les clubs préféraient le tempo médian et les têtes d'affiche rassurantes. Puis quelque chose s'est déplacé.
Le tempo remonte
Entre 2015 et 2020, la techno de club tournait entre 128 et 135 BPM. En 2026, il n'est plus rare d'entendre un set à 170 dans une salle qui affichait complet trois ans plus tôt sur du 130. Le public n'a pas changé de goût par accident : il a changé d'attente.
Le hard techno a servi de sas. Des artistes ont commencé à monter progressivement, puis à assumer le kick saturé, puis le uptempo franc. Ce qui passait pour une blague nostalgique néerlandaise est redevenu une esthétique de plein droit.
Pourquoi maintenant
Trois raisons, à notre avis.
- La saturation du milieu de tempo. Quand tout se ressemble entre 130 et 140, le seul espace libre est au-dessus.
- Une génération sans nostalgie. Les gens qui remplissent nos soirées n'ont pas connu les raves des années 90. Ils n'entendent pas un revival, ils entendent une musique.
- Le coût de la nuit. Les jauges se sont réduites, les budgets aussi. La gabber n'a jamais eu besoin d'un gros budget pour fonctionner. Elle a besoin d'un système son correct et d'une salle qui tient.
Ce qu'on en fait
On programme les deux, souvent la même nuit. Une salle qui monte, une salle qui casse. C'est le format Warehouse, et c'est celui qui remplit le plus vite.
Le tempo n'est pas une identité. C'est un outil. Mais en ce moment, cet outil-là parle plus fort que les autres.
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